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Vous avez des questions sur vos ancêtres ?
Quelqu’un est sur place à la bibliothèque publique de Hawkesbury tous les jours de la semaine de 13 à 16 heures pour vous aider à trouver des réponses.
Entrée libre.
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Verdon
Les familles Verdon sont à l’honneur cette semaine. François-Bernard Côté, membre de La Seigneurie, Centre de généalogie et d’histoire de Hawkesbury, désire rendre hommage aux ancêtres paternels de Christiane Verdon.
Le premier ancêtre canadien, pionnier, est Jean Verdon, boulanger de profession, fils de François et Anne Mathieu, du bourg de Souvigné, évêché de Poitiers, Charente, France. Il est confirmé à Château-Richer le 2 février 1660 par Mgr de Laval. Domestique chez Jacques LeBer i. Il épouse Margueritte Richer (contrat de mariage le 10 septembre 1672), greffe Duquet, fille de Pierre, tailleur de tissus, et Anne Maricourt, de Saint-Martin-sur-Renelle, ville et archevêché de Rouen, Normandie, France. Marguerite était fille du roi (landry 362, dumas 325). Elle est arrivée en Nouvelle-France le 3 août 1672 à bord du navire La Nativité
Une fille et deux fils sont issus de cette union. Jean serait décédé entre le mois de février 1678 et le 17 juin 1679 à Saint-Lambert ii.
Générations
9e Christiane Verdon
8e Christian Verdon – Magdelaine d’Amours, f. de Joseph Edmond, médecin, et Maria Labrèche
m. le 1940-04-22 à Papineauville, Qc
7e Édouard Verdon, médecin, – Amélia Bourgeois, f. de Germain, cult., et Sophrasine Gagnon
m. le 1903-04-28 à Sainte-Marguerite, cté Terrebonne, Qc
6e Alfred Verdon, cult., – Sophie Cadotte, f. de Joseph, commerçant, et Sophie Saint-Germain
m. le 1869-01-25 à Notre-Dame-de-Grâce, Montréal, Qc
5e Toussaint Verdon, sculpteur, – Magdelaine Nadon, f. d’Antoine et Magdelaine Beaulieu
m. le 1830-05-10 à Sainte-Rose-de-Lima, Île-Jésus (Laval), Qc
4e Laurent Verdon – Angélique Courtin, f. de Louis et Marie Angélique Monty de Chambly, Qc
m. le 1783-03-03 à Notre-Dame, Montréal, Qc
3e Pierre Verdon – Margueritte Groux, f. de Jean, lieutenant de milice, et Marie Jeanne Cousinos
m. le 1745-01-11 à Saint-Laurent, Ville-Marie, Nouvelle-France
2e Pierre Verdon – Marieanne Laverti, f. de Jean, et Marie Desmoulins de La Prairie de La Magdeleine, Nouvelle-France
m. le 1702-11-06 à Saints-Anges-Gardiens, Lachine, Nouvelle-France
1re Jean Verdon – Margueritte Richer
m. le 1672-09-19 à Notre-Dame, Nouvelle-France
Rappelons-nous que c’est à l’époque du mariage de Jean et Marguerite que Louis XIV s’assure de faire parvenir le plus de filles du roy en Nouvelle-France. « Durant la décennie de 1663 à 1673, le roi de France fit donc passer près de 900 filles au Canada afin de procurer des épouses aux colons. Dans les faits, il y en eut 770 qui s’établiront au Canada, car près d’une centaine sont décédées lors de la traversée en mer et d’autres sont retournées en France.
Le roi devait financer le voyage et doter chacune des candidates pour une somme variant entre 100 livres (cinq femmes seulement) à 500 livres (deux seulement) par fille (selon la classe sociale), soit l’équivalent d’au moins 200 jours de travail d’un ouvrier (jusqu’à deux ans, compte tenu des nombreux jours fériés). Mais la plupart des filles destinées aux colons recevaient généralement une dot de 50 livres (50£), soit 100 jours de salaire. De fait, une fois au Canada, l’intendant de la Nouvelle-France remettait à chacune des filles à marier « la somme de cinquante livres, monnaie du Canada, en denrées propres à leur ménage ». Au total, moins d’une cinquantaine de filles du roy seront sélectionnées avec une dot importante pour épouser un officier des régiments royaux et un bourgeois (fonctionnaire). À l’époque, les petites gens en Nouvelle-France gagnaient de 40 à 120 livres tournois annuellement ; une livre de l’époque pourrait correspondre aujourd’hui à environ de 10 à 15 euros, soit de 12 à 18 $ US, ce qui reviendrait aujourd’hui à un salaire annuel variant entre 600 $ et 1800 $. À cet octroi statutaire s’ajoutaient d’autres frais jugés essentiels.
En plus des vêtements, il devait être fourni une cassette (coffre), une coiffe un mouchoir de taffetas, un ruban à souliers, cent aiguilles, un peigne, un fil blanc, une paire de bas, une paire de gants, une paire de ciseaux, deux couteaux, un millier d’épingles, un bonnet, quatre lacets et deux livres (2£) en argent sonnant. Parmi les conditions d’acceptation, les filles du roy devaient être âgées entre 16 et 40 ans, et n’être « point folles » ni « estropiées ». En principe, il fallait de « jeunes villageoises n’ayant rien de rebutant à l’extérieur et assez robustes pour résister au climat et à la culture de la terre ».
L’arrivée des premières « filles du roy » suscita une certaine résistance dans la colonie où, semble-t-il, la décision d’organiser des mariages fut, au début, mal perçue.iii »
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i Source : Fonds Drouin en ligne. Registre des confirmations. Archives de l’Archidiocèse de Québec. 1659 1725. p. 10-16)
ii http://www.francogene.com/dgo/dgo-sz.php#lettre_v
iii http://www.axl.cefan.ulaval.ca/francophonie/HISTfrQC_s1_Nlle-France.htm
Pour votre généalogie, adressez-vous à La Seigneurie,
Bibliothèque publique de Hawkesbury,
550, rue Higginson, Hawkesbury, Ont
K6A 1H1.